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La Plateforme Industrielle d’Adétikopé fête ses 5 ans : le pari industriel du Togo est gagné

La Plateforme Industrielle d’Adétikopé fête ses 5 ans : le pari industriel du Togo est gagné

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Il y a cinq ans jour pour jour, le 6 juin 2021, la Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA) ouvrait ses portes sur une idée ambitieuse : faire du Togo un pays qui transforme, qui produit et qui exporte — plutôt qu’un pays qui vend ses richesses brutes pour les voir valorisées ailleurs. Cinq ans plus tard, l’heure est au bilan. Et le bilan est éloquent : la PIA a tenu ses promesses.

Des usines, des investisseurs, une dynamique qui s’installe

Année après année, la plateforme a su attirer des entreprises locales et internationales dans des secteurs aussi variés que le textile, l’agroalimentaire, l’automobile et les matériaux de construction. Toutes avec un même objectif : transformer sur place et conquérir les marchés régionaux. Cette dynamique a profondément modifié la perception du Togo par les décideurs économiques internationaux. Le pays pèse désormais davantage sur la carte des investissements industriels en Afrique de l’Ouest et dans la zone ZLECAF — la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine qui constitue l’un des marchés les plus prometteurs du continent.

Plusieurs milliers d’emplois créés : l’impact humain le plus concret

Derrière les chiffres d’investissement et les superficies de hangars, il y a des hommes et des femmes qui travaillent. Depuis le démarrage du projet, plusieurs milliers de postes directs et indirects ont été créés — dans la production, la maintenance, la logistique et l’administration. Des emplois qualifiés et non qualifiés, accessibles à une jeunesse togolaise pour laquelle le chômage reste un défi structurel. Des centres de formation adossés aux usines garantissent la montée en qualification des travailleurs — ancrant ainsi les compétences sur le territoire togolais plutôt que de les importer.

Coton, soja, cajou : transformer ici plutôt qu’exporter brut

La transformation locale reste le cœur de la stratégie PIA. Le coton, le soja, le cajou et d’autres ressources agricoles qui partaient autrefois brutes —

enrichissant les économies des pays transformateurs — alimentent désormais des unités à valeur ajoutée sur le sol togolais. «Fini le temps où le Togo exportait plus de 90% de ses matières premières brutes» — les capacités de transformation développées à Adétikopé permettent au pays de «capter plus de revenus sur ses propres filières». Le textile illustre cette montée en gamme, avec plusieurs entreprises ayant annoncé leur arrivée ou l’extension de leurs activités.

Un écosystème industriel intégré : énergie, eau, fibre optique, port sec

La force de la PIA réside aussi dans la cohérence de son architecture. Déployée sur plusieurs centaines d’hectares, la plateforme réunit sur un même site tout ce que l’industrie réclame : énergie (30 MW de capacité), eau, routes, fibre optique et un port sec connecté au Port de Lomé. Une configuration intégrée qui réduit délais et coûts, renforce la compétitivité des entreprises installées — et qui explique pourquoi la PIA séduit là où d’autres zones industrielles africaines peinent à remplir leurs hangars.

Un hub régional qui irrigue l’Afrique de l’Ouest

En cinq ans, la PIA a dépassé sa mission nationale pour devenir une porte d’entrée régionale. Grâce à son port sec et sa zone franche, les entreprises installées ne produisent pas seulement pour le marché togolais — elles exportent vers le Ghana, le Burkina, le Niger, le Nigeria. La PIA réduit les coûts logistiques, sécurise les délais et positionne Lomé comme carrefour industriel régional. Ce n’est plus une zone locale : c’est un hub qui irrigue toute la sous-région ouest-africaine.

«Cette plateforme est le fruit de la vision portée par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, en faveur d’une économie davantage tournée vers la création de valeur sur le territoire national», souligne l’Autorité de coordination de la PIA. Cinq ans après ses premiers pas, la dynamique est lancée. Le pari est gagné.