Nicolas Lawson attire l’attention des ambassadeurs en poste au Togo sur le cas Kpatcha Gnassingbé et Pascal Bodjona
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« Un Etat peut-il être qualifié de démocratique s’il ne respecte pas les principes élémentaires des droits humains et s’il affiche un mépris pour la dignité et le bien-être des citoyens ? ».
C’est à travers cette interrogation que le président du Parti du renouveau et de la rédemption (PRR, opposition), Nicolas Lawson demande aux ambassadeurs accrédités au Togo de ne pas se limiter à l’appréciation de la gouvernance de l’Etat togolais et à la louange de l’évolution démocratique du pays mais d’agir pour que l’ancien ministre de la Défense et demi-frère du chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, Kpatcha Gnassingbé et l’ancien ministre de l’Administration territoriale, Pascal Akoussoulèlou Bodjona soient libérés.
« Le premier a été lourdement condamné pour 20 ans. Le second n’a pas été condamné mais détenu illégalement et abusivement. Malgré les condamnations de ces violations des droits humains par la Cour internationale
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de justice de la CEDEAO et par l’ONU, l’Etat togolais affiche un mépris ostentoire et persistant à l’égard de ces institutions internationales », écrit M. Lawson.Cette sollicitation qui a plutôt l’allure d’une ironie, a été adressée aux ambassadeurs accrédités au Togo au travers d’une lettre ouverte dont l’Agence de presse Afreepress a obtenu copie.
Dans son adresse, l’acteur politique connu pour ses idées qui ne ménage personne, aussi bien le pouvoir que ses collègues de l’opposition, a fait également savoir aux diplomates étrangers en poste au Togo que celui-ci est « à la dérive » et que les Togolais « sont malheureux et dans la désespérance ».
Ce qui le prouve, selon lui, passe par le coût élevé de la vie et les très bas salaires et retraites. Les Togolais « subissent silencieusement l’insupportable pour la préservation de la paix sociale et la stabilité politique du pays », souligne-t-il.
Telli K.
source : afreepress
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